Rémy Beauchesne, né en 1992 en Montérégie, était atteint d'une maladie génétique rare, dégénérative et mortelle dès l'enfance. Il souffrait de nombreux handicaps, notamment visuels, auditifs, physiques et intellectuels. Il était totalement dépendant pour tous ses besoins. Ses parents ont pris soin de lui pendant plus de 16 ans, jusqu'à ce que des épreuves majeures les empêchent de poursuivre cette tâche. Après de longues démarches complexes, Rémy a eu la chance d’être accueilli à la Maison Desjardins, un établissement sous contrat avec le Centre Montérégien de réadaptation, qui offrait des soins prolongés en pédiatrie pour enfants avec des handicaps multiples, ayant besoin de soins infirmiers 24/7.

Historique

Malheureusement peu après son arrivée, Rémy a dû être relogé en raison de son imminent passage à l’âge adulte. En raison de la complexité de ses besoins, la seule option d'hébergement disponible était le CHSLD. Cependant, grâce aux démarches de Sophie Côté, sa mère, des fonds gouvernementaux ont été débloqués pour permettre à des jeunes adultes dans sa situation d’éviter d’être contraints à intégrer un CHSLD.

En mai 2011, Annie Barry et Jacques Lavigne deviennent partenaires contractuels de l'Agence de santé et de services sociaux, affiliée au Centre Montérégie de Réadaptation (CMR), pour ce projet. Rémy a ainsi vécu dans cette maison pendant plus de 18 mois, où il a bénéficié de soins spécialisés, y compris des soins de fin de vie de qualité.

À la suite du décès de Rémy en 2013, la résidence a été nommée en son honneur Maison Rémy-Beauchesne. Ce nom commémoratif représente la clientèle cible de la maison et fait honneur aux démarches ardus que sa mère a dû avoir pour éviter le CHSLD a son fils.

En 2025, après 14 ans de service, la Maison Rémy-Beauchesne doit quitter le réseau public en raison du non-renouvellement de leur contrat, faute de financement. Convaincus de l'importance de leur mission et forts de leur expertise, soutenus par leurs équipes et les familles, dont celle de Sophie Côté, Annie Barry et Jacques Lavigne choisissent de se tourner vers le secteur privé. En collaboration avec la mère de Rémy, ils créent un OBNL pour poursuivre leur engagement auprès de ces jeunes adultes.

Aujourd’hui la maison continue d'offrir un environnement de vie adapté, un suivi médical complet, ainsi qu'un accompagnement en fin de vie aux jeunes adultes souffrant de déficiences physiques majeures et de problèmes de santé nécessitant des soins de proximité continus, y compris des soins infirmiers 24/7.